• Réguler les colonies de pigeons en ville

 

Le plus urbain des oiseaux :


Des pigeonniers militaires, seigneuriaux ou d'abbayes, puis des élevages amateurs, en particulier de pigeons voyageurs, le pigeon a colonisé les villes. Il y est maintenant un hôte caractéristique, et ses populations denses et sédentarisées posent parfois problème.
Les pigeons de ville sont pour la plupart des pigeons bisets (90 % à Paris), les autres espèces étant le Pigeon ramier (9 %) et le Pigeon colombin (1 %).


Les pigeons bisets nichent dans des cavités de bâtiments. Leurs populations sont issues principalement sinon exclusivement d'animaux d'élevage ayant échappé au contrôle de l'homme. Ceci est mis en évidence par leurs phénotypes variés qui reflètent fréquemment des caractères sélectionnés chez certaines races domestiques (coloris blanc, roux, pigeon cravaté…). Certains sujets montrent cependant un phénotype tout à fait sauvage.


Les autres espèces sont issues de populations sauvages qui ont colonisé le milieu urbain. Le pigeon ramier est de plus grande taille et niche dans les arbres des parcs et jardins.


Leur durée de vie moyenne est de 6 à 10 ans (3 à 4 ans dans les grandes agglomérations).


Les problèmes liés à la surpopulation :


Les pigeons de ville sont diversement appréciés. Leur présence ancienne fait qu'ils font souvent partie de la tradition d'un lieu, comme la place Saint-Marc à Venise. Un certain nombre d'habitants y sont attachés, prennent plaisir à les nourrir ou à les observer, tandis que d'autres développent une aversion voire une phobie à leur égard.


Leur nombre est très difficile à estimer. A titre indicatif, la population des pigeons de Paris est estimée entre 80 et 100 000 individus (1 pigeon pour 25 habitants). Une forte prolificité est à l’origine des surpopulations. Un couple produit 6 à 7 nichées par an de deux pigeonneaux. Les jeunes sont aptes à se reproduire dès l’âge de 4 à 6 mois.

 

Risques sanitaires :

 

Ils sont souvent porteurs de germes dont certains peuvent être pathogènes pour l’homme. On parle alors de zoonoses. Les cas de contamination avérés sont peu nombreux mais peuvent concerner des populations à risque.

 

Nuisances :

  • émission de fientes (odeurs) et de particules allergènes ;
  • nuisances sonores sur les toits des habitations ;
  • dégradation des monuments par l'acidité des fientes et la salissure.

Statut juridique :

 

Les pigeons font l’objet d’un véritable vide juridique. Ils ont un statut res nullius. Pour plus de précisions, vous pouvez vous référez à la rubrique Législation.